Leave Britney alone! ("Laissez Britney tranquille !", en français)

Vous avez peut-être vu cette vidéo de Britney Spears aux derniers MTV Video Music Awards, il y a une semaine : le play-back était raté, elle a cassé un talon de sa chaussure et la chorégraphie était foutue, ce qui a fait beaucoup parler aux States. Surtout depuis son dernier pétage de câble où, devant les caméras, elle s'est rasé le crâne, s'est fait faire un tatouage et a confié ses enfants à son ex-mari avant de partir en désintox'...

Toujours est-il que certains ne l'ont pas supporté. Prenez l'exemple de Chris Crocker, ce jeune fan inconditionnel, un peu émo sur les bords, qui a décidé de dire tout haut ce que personne ne pense tout bas (ou alors, très peu). Dans un cri du coeur poignant, qui a fait le tour de tous les médias dans le monde entier (je l'ai vu dans Le Grand Journal de Canal +, rubrique "Le Petit Journal People", mais il est aussi passé sur LCI et même CNN !), il exprime son vif mécontentement envers les "journalistes" (je le dis vite) des magazines people, et prend la défense de l'ex-lolita américaine... C'en est bouleversant tellement c'est surjoué, ou pathétique, c'est selon. A moins qu'il ne soit comédien. Savourez !!!

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Merci aux équipes du site iMédias pour la traduction et le sous-titrage.

# Posté le samedi 15 septembre 2007 04:39

Modifié le vendredi 21 septembre 2007 16:05

Coup de c½ur ! Hairspray, d'Adam Shankman

Coup de c½ur ! Hairspray, d'Adam Shankman
Hier soir, séance de 19h30 au cinéma Gaumont de Grand-Quevilly : une quinzaine de personnes seulement dans la salle, sans doute la faute au rugby. Le film Hairspray, encensé par tous les critiques cinéma, démarre. Et pour une fois, les critiques ont raison : ce film est génial et va sans doute devenir culte ! Une vague de kitsch nous submerge dès les premières notes de cette comédie musicale digne de Grease et de La Fièvre du Samedi Soir, que j'ai vue sur Arte il y a peu (d'ailleurs, il y a aussi John Travolta), et nous plonge dans le Baltimore des années 60, joyeux et coloré. Tracy Turnblad, jeune lycéenne un peu ronde, est une fan inconditionnelle du Corny Collins Show, une émission de danse à laquelle elle rêve de participer. Ce qui devient le cas un jour qu'elle se fait repérer par son danseur préféré, Link. Mais elle est en concurrence directe avec Amber, fille de la productrice de l'émission, pour le titre de Miss Hairspray '62. Dans le même temps, Tracy assiste à une injustice raciale et décide de se battre pour la cause noire...

C'est un hymne à la tolérance qui vous est proposé en salles. Un film rafraîchissant, dynamique, enjoué, extrêmement drôle. Les acteurs jouent juste, les chansons sont entraînantes, les chorégraphies sont finement exécutées. Michelle Pfeiffer incarne brillamment une productrice raciste et prête à tout, John Travolta en femme obèse est un vrai régal et Nikki Blonsky, l'actrice principale, dont c'est le premier rôle au cinéma (et quel rôle !) fera certainement parler d'elle dans les prochaines années ! Bref, quand on ressort de la salle, on n'a qu'une idée en tête : que ça continue ! Une pépite que je vous conseille d'aller voir le plus rapidement possible au cinéma, avant qu'il ne soit trop tard...

# Posté le samedi 15 septembre 2007 04:04

Modifié le samedi 15 septembre 2007 04:39

Petite pensée sur l'univers des prépas (et l'école en général)...

Avouons-le, on s'est tous senti un jour dans la position de Calvin (le héros de la bande dessinée ci-dessous, hein, pas le fondateur du calvinisme !), en plein cours (de géographie, par exemple) ou la tête penchée sur une dissertation... Une envie irrésistible, comme une soudaine aspiration à la liberté, de tout balancer : feuilles, stylos, bouquins, notes, interros et autres khôlles !!! Mais, je ne sais pas pourquoi, y'a toujours quelqu'un pour anéantir tous nos efforts de reconquête de la liberté d'humain... Souvent, c'est un adulte (parent, prof) ; plus rarement, c'est un autre élève (et ça, c'est dégueulasse, parce que ça s'apparente à de la trahison). Comme si l'homme devait vivre dans la frustration permanente.

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*Extrait de Calvin et Hobbes, t. 22 : "Le monde est magique !", de Bill Watterson (éd. Hors Collection).*
Petite pensée sur l'univers des prépas (et l'école en général)...
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# Posté le samedi 15 septembre 2007 03:17

Spécial Coupe du Monde de Rugby : les perles des entraîneurs !

Spécial Coupe du Monde de Rugby : les perles des entraîneurs !
Bernard Laporte, entraîneur du XV de France (voir ci-dessus), a son franc-parler. Quand il veut motiver les joueurs, il sait trouver les mots justes. C'est pas comme ce satané Président qui, en faisant lire la lettre de Guy Môquet aux rugbymen en bleu (comme si ce n'était pas assez que tous les élèves de France se la claquent à la rentrée !), a complétement démoralisé les troupes et a permis aux Pumas (l'Argentine) de remporter le match d'ouverture 17 à 12.

Mais est-il l'auteur de ces phrases si bien tournées, si riches, si audacieuses ? Si c'est le cas, alors il souhaite garder l'anonymat... et ça se comprend !!!

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Putain les mecs, si j'ai des demis, c'est pas pour que les trois-quarts fassent les choses à moitié !

M
on pauvre garçon, t'as les mains grandes comme un paquebot,
l
e ballon il est gros comme une olive, et t'arrive pas à choper un gaillole en touche !

Le
s gars, attention à celui-là, il réfléchit avec les bras !

A
ujourd'hui les gars, on va se regarder dans les yeux, et on verra bien si on a des couilles !

Déd
é, je compte sur tes coups de pied gastronomiques !

L
es gars, le rugby, c'est comme une partouze, tant qu'il y a des trous il faut les prendre !

E
h les gars on n'est pas venus jusqu'ici déguisés en feuille de chou
pou
r se faire brouter le cul par des lapins !

Un
match de rugby, ça ne se gagne pas avec la tête, ça se gagne avec les couilles !

Is
ole-toi si tu veux, mais jamais seul.

En
tre les manchots d'en face et vous qui ressemblez à des culs de jattes,
y'a
plus que Lourdes pour nous sauver !

Bon
, les gars, on est chez nous, alors d'entrée, je veux qu'on joue chez eux.

Aujourd'hui on va jouer simple : les avants devant, les arrières derrière !

On e
st au pied du mur, maintenant les gars, il faut le construire !

Bon, le
s gars, on n'oublie pas la règle des trois P : POUSSER, PLAQUER, COURIR !

# Posté le mercredi 12 septembre 2007 12:48

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 23:45

Un jour en balade...

Un jour en balade...
Hier, une petite virée dans le Calvados pour un grand bol d'air pur. La mer, qu'on voit danser le long des golfes clairs (merci m'sieur Charles), n'avait pas des reflets d'argent mais des moirures verdâtres, et c'est bien normal car c'est à ça qu'on a droit quand on n'a pas la chance d'aller se baigner aux Seychelles...

Une journée aussi placée sous le signe de l'Histoire, la vraie, la grande, celle qu'on apprend dans les livres, ce grand tralala (merci m'sieur Louis). Parce que, quand on longe la côte d'Ouistreham à la pointe du Hoc, comment ne pas penser au Débarquement ? Mon morceau d'Histoire préféré, parce qu'il est proche de moi, tant sur la ligne du temps que sur le plan strictement géographique. Le port artificiel d'Arromanches, les blockhaus le long du rivage, et bien sûr, un moment de recueillement au cimetière américain de Colleville-sur-Mer (voir la photo).

Un lieu que j'affectionne particulièrement, pour plusieurs raisons : déjà, parce que c'est intense sur le plan émotionnel. Ensuite, parce que c'est magnifique : les croix parfaitement alignées, les monuments de pierre blanche sur lesquels sont gravés des textes magnifiques (en particulier la colonnade centrale et sa statue de bronze), les bassins, les pelouses. Ensuite, parce que c'est calme : le bruit des vagues, les pas des visiteurs, quelques murmures, et rien que le silence et l'apaisement... Et puis il y a un petit morceau d'Histoire enfoui dans un recoin du cimetière, sous une dalle de marbre : les instructions du général Dwight D. Eisenhower, placées dans une capsule le 6 juin 1969 et que l'on ne pourra lire que le 6 juin 2044 - secret défense oblige. Enfin, c'est un lieu magique. Je suis pas spécialement branché cimetières mais je dois avouer que j'aime là où la vie a repris le pas sur la mort, ce qui est le cas à Colleville.

La pointe du Hoc m'a vraiment impressionné : des trous d'obus par dizaines, des restes d'installations allemandes dans un état soit de dégradation avancée, soit de conservation acharnée, des falaises face à la mer. Et tous ces hommes et ces femmes qui se sont battus, sacrifiés, pour libérer un pays qu'ils ne connaissaient même pas, ça force le respect.

Mais ça ne m'a pas empêché de faire des trucs un peu moins sérieux : concours d'enlisement dans la vase, dessins débiles sur la place, éclaboussage à l'eau de mer de tout ce qui pouvait passer. De quoi décompresser après une première semaine de Khâgne, prémisse d'une année où le verbe bûcher (c'est normal, on est à Jeanne d'Arc) se conjuguera à toutes les sauces !
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# Posté le dimanche 09 septembre 2007 15:17

Modifié le dimanche 09 septembre 2007 15:54